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L’activité théâtrale en Algérie 1945-1980

L’activité théâtrale en Algérie 1945-1980

Essai d’approche sociologique des tonalités groupales, expressives et super-structurelles
Année : 2021 isbn : 978-9931-598-25-1

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Présentation 11 Note éditoriale : Proposition d’une grille de lecture du Magister de M. Djellid 15 I. Position générale I 29 I.1. Sur la logique générale de l’essai 29 I.2. Sur les objectifs, l’objet et le choix des terrains 30 I.3. Problématique générale 41 I.3.1. Position générale sur la période : 1954-1978 41 I.3.2. Position générale sur les processus significatifs 42 I.3.3. Position générale sur l’instrumentation et le plan d’ensemble 51 Généralités 1 51 Généralités 2 51 Généralité 3 52 En conclusion 52 II. La Matrice conceptuelle centrale (L’unité de la diversité) 57 II.1. Généralités sur les notions fondamentales 57 II.2. Essai général de positionnement des notions fondamentales 62 II.2.1. La notion de nébuleuse théâtrale 62 II.2.2. La notion d’activité de conglomération 68 II.2.3.La notion d’activité de représentation et d’irradiation 73 Remarques générales 1 77 Remarques générales 2 78 Commentaire général 79 III. La matrice conceptuelle centrale (esquisse ouverte de positionnement) par rapport à la F.E.S 81 III.1. Le rapport général à la période : (mutation - découpage général - périodisations) 81 III.1.1. Profil général d’évolution 81 III.1.2. Indications générales sur les mutations 82 III.1.3. Profil général d’évolution de l’activité théâtrale 84   III.2. Le rapport général à la F.E.S. 90 III.2.1. Profil général 90 III.2.2. Récapitulation schématique 95 III.3. Le rapport général à la transition 97 III.4. Positionnement général de la matrice conceptuelle centrale 110 IV. La matrice conceptuelle générale (La diversité de l’unité) 123 IV.1. La notion de nébuleuse théâtrale 123 IV.2. Les instances fondamentales : énoncé des structures 123 IV.3. Le système organique potentiel (SOP) 136 IV.4. Enoncé général sur les ensembles complexes et multi-types du halo (E1, E2, E3) 168 IV.5. Enoncé général des structures générales des ensembles 170 IV.6. Enoncé sur les pôles fondamentaux du halo organique complexe 170 V. Paliers et processus de conglomération et de présentation (La diversité vivante) 205 Généralités 205 V.1. L’activité de conglomération théâtrale de base 208 V.1.1. Unité - diversité - stades généraux de développement 208 V.1.1.1. La diversité 208 V.1.1.2. L’unité générale 210 V.1.1.3. Les stades généraux de développement 212 V.2. Stade initial : les microconglomérats informels à répétition 215 V.2.1. Le processus général de formation 215 V.2.2. La mise en état d’élection et de désignation des composantes et qualités substratives 224 V.2.3. Le processus de cristallisation respective des composantes et qualités substratives 226 V.2.4. Processus de travail et de fonctionnement 229 V.3. Stade initial : les microconglomérats informels d’auto-répétition 235 V.3.1. Enoncé général 235 V.3.2. Quelques caractéristiques générales 236 V.3.3. Le processus général de formation 238 V.3.4. Approche générale sur les opérations et processus de formation 239  V.4. Le stade intermédiaire : généralités 253 V.4.1. Enoncé général 253 V.4.2. Position générale 254 V.4.3. Tonalité groupale et expressive générale 255 V.5. Stade intermédiaire : le microconglomérat informel d’animation 258 V.5.1. Enoncé général 258 V.5.2. Problématique générale 259 V.5.3. Processus généraux de formation, de fonctionnement et de représentation 262 V.6. Le stade intermédiaire : la microprogrammation primaire d’animation 268 V.6.1. Le tissu général de conglomération 269 V.6.2. Le processus général de formation 271 V.6.3. Indications sur le processus général de formation 272 V.6.4. La démarche sollicitative, concertative, et implicative 278 V.6.5. Les processus stratégiques de la démarche (approche globale) 285 V.7. Le stade supérieur 288 V.7.1. Généralités 288 V.7.2. Position générale 289 V.7.3. Type 1 : Le conglomérat primaire d’animation théâtrale et culturelle 290 V.7.4. Type 2 : Le conglomérat primaire d’expression théâtrale et culturelle 291 V.7.5. Récapitulation 295 V.7.6. Type 3 : Le conglomérat transitoire (de génération I) 297 VI. L’activité de conglomération théâtrale transitoire 301 VI.1. Généralités sur la tonalité groupale et expressive générale de l’activité de conglomération théâtrale transitoire 302 VI.1.1. Il y a 3 types de conglomérats transitoires 302 VI.1.2. Structure générales 306 VI.1.3. Lignes générales d’évolution 307 VI.2. Processus généraux 312 VI.2.1. La conglomération transitoire de génération I 312 VI.2.2. Diversité-complexité des processus : décomposition 314   VI.2.2.1. L’auto potentialisation du conglomérat. 314 VI.2.2.2. Substratfication auto conservative et auto défensive 316 VI.2.2.3. La phase motrice 316 VI.2.2.4. L’étape 3 317 VI.2.2.5. Récapitulation : Schéma d’étapes 317 VI.2.3. conglomération transitoire (Génération 2 et 3) 330 VI.2.4. Processus et composantes substratives de CT II et CT III 334 VI.2.5. Tendances de l’auto potentialisation 335 VI.2.6. Le rapport général d’auto potentialisation / subtratification pose la problématique fondamental du mode et du cadre d’expression et de groupusculation 335 VII. L’activité de conglomération théâtrale autonome 359 VII.1. Généralités sur la tonalité groupale et expressive générale de l’activité de conglomération théâtrale autonome 360 VII.2. Structures générales 362 VII.3. Lignes générales d’évolution 365 VII.4. Les processus généraux 366 VII.4.1. Processus d’auto nodalisation artistique et idéologique : (généralités) 366 VII.4.2. Processus d’auto substratification (généralités) 370 VII.5. Résultantes fondamentales 372 VII.5.1. La dialectique complexe auto nodalisation (auto substratification), transforme la tonalité groupale et expressive intermédiaire en tonalité groupale et expressive majeure et différenciée 372 VII.5.2. Les catégories d’auto nodalisation et d’auto substratification 376 VIII. Méthodologie générale 391 VIII.1. Propositions générales 391 VIII.2. Propositions spécifiques sur les positions d’enquêtes et d’observation 392 VIII.3. Propositions spécifiques sur les enquêtes, les techniques et les matériaux 398   IX. Position générale II (Esquisses ouvertes et essais de validation sur les évolutions globales) 405 IX.1. Tonalites groupales et substratives générales de l’activité théâtrale sur la période : 1949-1980 405 IX.1.1. Propositions générales 405 IX.1.2. Proposition sur les périodes de maturations nationalistes -révolutionnaires (1949-1956) 406 IX.1.3. Propositions sur la période 1960-1967 410 IX.1.4. Proposition sur les nébuleuses gestatives de la période : 1964-1971. 425 IX.1.5. Propositions sur la période 1969-1981 448 X. Méthodologie Générale (Propositions Spécifiques) 461 X.1. Propositions spécifiques sur la distribution historique des noyaux et des potentiels fondamentaux de l’activité théâtrale sur la période 1949-1981 461 X.2. Tonalités expressives et idéologiques de l’activité théâtrale sur la période 1949-1980 483 X.2.1. Propositions générales I 483 X.2.2. Propositions spécifiques sur le mode du manifeste 493 Archives documents : Annexe à la position générale II 511 I. Remarque générale sur les archives et documents utilises 513 II. Archives de troupes (CT LI, CT LII, CA) 515 III. Archives du théâtre régional d’Oran 516 IV. Archives du festival (sur période 1971- 1978) 516 V. Archives bulletins du théâtre amateur 517 VI. Archives des « unions » de troupes et bureaux de liaisons 517 VII. Journaux consultés sur la période 517 Bibliographie 519 Documents d’enquête : questionnaires et canevas d’interview 523 1. Le niveau des questionnaires écrits 523 2. Le niveau des interviews 524 3. Le niveau observation 524

abstract

L’auteur a mené une investigation approfondie, minutieuse et originale, parce qu’initiée à partir des formes théâtrales embryonnaires (chants, danses folkloriques, déclamations poétiques, représentations festives des foyers et médersas, ensembles scolaires, etc.), que l’on retrouve dans toutes les pratiques sociales et genres culturels de la société algérienne, sur environ quatre décennies (1945-1980). Il a eu le mérite de les intégrer dans le concept « d’activité théâtrale », qu’il définit ainsi « Sur le plan de l’activité théâtrale, plus que toute autre activité artistique et culturelle, elle est une activité très « socialisée », profondément articulée aux substrats économiques et sociaux de la formation sociale » (p. 37). Cette étude est remarquable de par l’étendue et l’importance du corpus, qu’elle se donne à explorer. Les statistiques suivantes suffisent à nous éclairer sur le gigantisme de l’entreprise et de la matière traitée : « Ils portent essentiellement sur près de 700 conglomérats théâtraux sur près de 2000 conglomérats recensés ou inventoriés sur la période 1949-1980 » (p. 53) ; « Quant aux représentations théâtrales recensées 1.500 pièces, thèmes ou canevas théâtraux » (p. 53), « Huit années d’enquêtes » (p. 68). Ceci lui donne une fonction de mémoire historique, patrimoniale, rare, peut-être unique dans ce domaine de recherche. La valeur documentaire de l’étude résulte de son approche globale, en ce sens, qu’elle recouvre toutes les expressions culturelles de cette société, dans un temps donné comme historique, et dans leurs manifestations sociales les plus élémentaires de la quotidienneté, jusqu’à leur aboutissement dans les formes esthétiques achevées de l’art dramatique. L’expression théâtrale n’est que la forme apparente de l’évolution profonde de toute société, paradoxe occulté parce que souvent limité à l’appréciation esthétique, comme finalité. Le souci permanent du chercheur d’initier sa réflexion à partir de l’observation in vivo tout au long de cet ouvrage, confirme par sa consistance, l’apport méthodologique et scientifique de cette recherche. Sa nature singulière, de la praxis du terrain d’investigation, atteste de la spécificité de sa transcription en un outil académique (mémoire). Les étapes de ce processus, sont ici et là, marquées par des observations sur les difficultés inhérentes à la collecte de données, ainsi que les inhibitions des témoins, à partager leur vécu, avec le chercheur. Ces arrêts sur étapes, finissent par développer un métadiscours sur la méthodologie mise en chantier dans cette quête assidue de l’information.