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Cultiver l’urbain, où résident les paradoxes ?

Cultiver l’urbain, où résident les paradoxes ?

Réflexion mésologique
Année : 2019 isbn : 978-9931-598-17-6

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9 Préliminaire 11 Introduction Chapitre I : Le site et la ville 21 Le cadre physique du site d’Oran 23 Anthropisation du site d’Oran. Entre risques et potentialités du milieu méditerranéen 24 Unicité historico-symbolique versus uniformisation typologique du site 30 Aménagement du site post-colonial ou l’ « obsession du retard à rattraper » 32 L’incertitude relative au risque sismique 35 Les ravins dans l’aménagement du site. De la substantialisation à l’asservissement du « topos » 42 La ville qui « tourne le dos à la mer », une plurivocité méditerranéenne 44 Conclusion : Les effets paradoxaux de la modernité et du progrès à l’interface du milieu de vie Chapitre II : L’eau dans la ville 47 L’eau, « matière première » et « bien commun » 49 Genèse d’un paysage à travers les matérialités de l’eau 55 Un paysage agreste : utile et agréable en milieu urbain 56 Enjeux et usages de l’eau en région méditerranéenne semi-aride 61 Oran précolonial : une oasis fortifiée, paradoxalement franchissable 67 Transformations du milieu hydrographique au nom du progrès et de la modernité 68 L’eau, instrument de dérogation au service des « razzias » 70 L’eau au centre des aménagements édilitaires et des ornements mondains 72 Valeurs et représentations de « l’eau du ciel » 75 Ci-gît, là (re)surgit l’Oued Erhi 78 Le partage de l’eau sous l’arbitrage colonial 80 Grandeurs et limites technologiques des barrages à l’interface du climat 81 Les risques de l’eau entre « mémoire naturelle » et conscience cognitive 83 L’eau de pluie en ville, un potentiel à optimiser 88 Les paradoxes de l’eau : culture technique versus vulnérabilité environnementale 92 L’investissement humain dans la gestion de l’eau 95 Conclusion : L’hypothèse mésologique des paradoxes de l’eau en milieu urbain Chapitre III : L’arbre pour la ville 103 La dérive de l’arbre urbain, du cosmique au cosmétique 104 Que reste-t-il de l’arbre de l’Algérie précoloniale ? 107 L’arbre, instrument des enjeux de colonisation 110 L’arbre d’ornement, symbole d’européanisation de la ville algérienne 112 L’arbre urbain en tant que concrétude représentative d’un milieu 115 Les arbres à la rescousse de l’embellissement urbain 117 Une politique de l’arbre urbain, pour quels objectifs ? 120 Conclusion : Le sort incertain de l’arbre face à la croissance urbaine 123 Conclusion générale : Le paradoxe de la résilience urbaine dans l’hypothèse de la concrescence des « capacités d’agir » 129 Bibliographie

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En lien avec l’urbanisme, la réflexion mésologique proposée dans cet ouvrage, engage une analyse du rapport urbain/rural selon l’hypothèse d’une préhension de cette relation autrement approchée. Elle suggère l’expression « cultiver l’urbain » pour en questionner le double sens qui se ramifie en paradoxes à considérer comme des « indicateurs de subjectivité » dans le processus d’aménagement urbain. La démarche implique la clarification sémantique des concepts et néologismes relatifs à la mésologie pour identifier les « trajections » qui structurent l’anthropisation et l’aménagement d’un site. La genèse des transformations d’un lieu en tant que partie d’un « milieu », consiste à faire une lecture anthropologique de l’espace, associant les données symboliques de l’imaginaire collectif de la société. En ce sens, pour comprendre les caractéristiques de son identité, les composantes écologiques se connectent de manière transversale en fonction des valeurs matérielles et immatérielles qui les sous-tendent.